11 août 2010

250e ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE SAINTE-FOY

C’est par une cérémonie empreinte de solennité que la Commission des champs de bataille nationaux a souligné, le 28 avril dernier, le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy. On a alors procédé au dévoilement, au parc des Braves, de deux nouveaux bustes commémoratifs et d’un panneau d’interprétation. Contrairement à la défaite de 1759, la victoire de 1760 est plutôt méconnue du grand public. Commandées par le chevalier François-Gaston de Lévis, les troupes françaises ont forcé l’armée de James Murray à se replier à l’intérieur des murs de Québec. La capitale fut assiégée, mais l’arrivée de la flotte britannique au début du mois de mai obligea Lévis à lever le siège et à retraiter vers Montréal pour un ultime combat, avant la capitulation.

« La représentation des responsables des deux armées, François-Gaston, chevalier de Lévis, et James Murray, vise aujourd’hui à symboliser les personnes qui, individuellement, ont participé à cette bataille et dont plusieurs y ont laissé leur vie », a déclaré M. Jacques Mathieu, président suppléant de la Commission et spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, avant de découvrir les monuments. Le clairon a résonné et une minute de silence a suivi pour rappeler le lourd bilan de cet affrontement du 28 avril 1760 : les Français dénombrèrent 193 militaires tués et 640 blessés alors que parmi les Britanniques, on recensa 292 militaires tués, 837 blessés et 53 militaires faits prisonniers.

Le sculpteur Michel Binette a créé deux œuvres de bronze finement ciselées, complémentaires et dignement représentatives des généraux Lévis et Murray. Elles reposent sur des socles de granit avec une inscription saluant les généraux des troupes françaises et britanniques. À proximité, un panneau d’interprétation évoque la bataille de Sainte-Foy, le monument des Braves et le parc du même nom.




11 août 2010

MONTRÉAL À L'ŒIL

Lancé par le Centre d’histoire de Montréal en 1993, le concours Montréal à l’œil, qui est offert aux photographes amateurs et professionnels, vise à faire découvrir le patrimoine montréalais au quotidien. Depuis la première édition, plus de 10 000 photos prises par plus de 1 000 participants ont été soumises au jury. Le grand gagnant ou la grande gagnante de cette édition spéciale, se verra offrir un contrat de photographie pour le compte de Tourisme Montréal d’une valeur de 2 000 dollars. Le bulletin de participation est téléchargeable sur le site du Centre d’histoire de Montréal www.ville.montreal.qc.ca/chm. Tous les règlements du concours y figurent. La 32e édition du concours Montréal à l’œil est présentée dans le cadre de l’Opération patrimoine architectural de Montréal 2010 et a été rendue possible grâce à la contribution de Tourisme Montréal et de Photo Service.


11 août 2010

FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES SUR LE SITE DU CENTRE D'INTERPRÉTATION DE LA CÔTE-DE-BEAUPRÉ

Le site du Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré fera l’objet, au cours de l’été, d’une intervention archéologique qui vise à mettre en valeur les vestiges archéologiques associés au bâtiment abritant les latrines du deuxième couvent de Château-Richer (1830-1906). Il s’agit d’un projet novateur qui tiendra compte non seulement des artefacts, mais aussi des écofacts.

La fouille sera menée par le Groupe d’analyses et d’interprétations archéologiques et aura pour but d’optimiser la mise au jour des types de données suivants : les macro-restes (graines, fruits, etc.) et les micro-restes (amidons, phytolithes) botaniques, les ossements d’animaux, ainsi que les insectes et les parasites. Plusieurs spécialistes issus de différents milieux académiques, dont l’Université Laval, seront appelés à travailler en étroite collaboration, et ce, à toutes les phases du projet, depuis la planification des fouilles jusqu’à la mise en valeur.

Cette recherche archéologique devrait permettre de mieux comprendre certains aspects de la vie des religieuses et des couventines au deuxième couvent de Château-Richer, par exemple leur alimentation, les maux dont elles étaient affligées, etc. Autant d’informations qui ne figurent pas toujours dans les documents écrits…



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