C’est par une cérémonie empreinte de solennité que la Commission des champs de bataille nationaux a souligné, le 28 avril dernier, le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy. On a alors procédé au dévoilement, au parc des Braves, de deux nouveaux bustes commémoratifs et d’un panneau d’interprétation. Contrairement à la défaite de 1759, la victoire de 1760 est plutôt méconnue du grand public. Commandées par le chevalier François-Gaston de Lévis, les troupes françaises ont forcé l’armée de James Murray à se replier à l’intérieur des murs de Québec. La capitale fut assiégée, mais l’arrivée de la flotte britannique au début du mois de mai obligea Lévis à lever le siège et à retraiter vers Montréal pour un ultime combat, avant la capitulation.
« La représentation des responsables des deux armées, François-Gaston, chevalier de Lévis, et James Murray, vise aujourd’hui à symboliser les personnes qui, individuellement, ont participé à cette bataille et dont plusieurs y ont laissé leur vie », a déclaré M. Jacques Mathieu, président suppléant de la Commission et spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, avant de découvrir les monuments. Le clairon a résonné et une minute de silence a suivi pour rappeler le lourd bilan de cet affrontement du 28 avril 1760 : les Français dénombrèrent 193 militaires tués et 640 blessés alors que parmi les Britanniques, on recensa 292 militaires tués, 837 blessés et 53 militaires faits prisonniers.
Le sculpteur Michel Binette a créé deux œuvres de bronze finement ciselées, complémentaires et dignement représentatives des généraux Lévis et Murray. Elles reposent sur des socles de granit avec une inscription saluant les généraux des troupes françaises et britanniques. À proximité, un panneau d’interprétation évoque la bataille de Sainte-Foy, le monument des Braves et le parc du même nom.