1 janvier 2010

LE DÉFILÉ DE LA SAINT-PATRICK À QUÉBEC

Dans les années 1800, des milliers d'Irlandais fuirent leur terre natale dévastée et naviguèrent sur le dangereux océan Atlantique vers leur destination, Québec. De nombreux survivants s'installèrent alors dans cette ville et ses environs. Ils se marièrent et purent graduellement s'intégrer au-delà des générations. L'expression «qui n'a pas une grand-mère irlandaise ?» est une excellente démonstration du fait que plus de 40 % de la population est de descendance irlandaise.

Le premier défilé de la St-Patrick fit son apparition en 1837. Le défilé annuel attira de larges foules et devint bientôt un élément important des festivités annuelles de la ville. En 1916, il fût annulé en raison de la Première Guerre mondiale. Il fut rétabli de 1921 à 1926, pour ensuite disparaître, sans toutefois être oublié.

C'est alors qu’en juin 2009, un petit groupe d'amis se rejoignent et décident qu'il est temps de faire revivre la tradition. L'intérêt croissant du public et l'approbation pour le retour du défilé ne sont rien de moins qu'impressionnant. Un groupe d’appui sur Facebook a déjà dépassé le millier de personnes et des groupes de bénévoles dévouent leur temps et leur énergie créatrice pour assurer le retour historique de cet événement. L'édition 2010 du Défilé de la St-Patrick, qui aura lieu le 20 mars dès 13 h à partir de l'école Saint-Patrick, sera un événement mémorable. La Ville de Québec possède le sens artistique, les idées et de l'enthousiasme requis pour mener à terme ce projet. L'organisation va profiter de ces qualités afin de faire du Défilé de la St-Patrick une expérience mémorable pour tous.

De plus, on a dévoilé le 10 novembre dernier le logo de l'événement. Composé d’une botte surmontée d’un chapeau irlandais, lui-même décoré du logo de la ville de Québec et du drapeau irlandais, il symbolise la marche des participants au défilé. C’est aussi une image représentant le grand voyage qu’ont entamé de nombreux Irlandais au XIXe siècle, pour venir s’établir au Québec avec leur bagage culturel et leurs traditions.

Son créateur, Félix Girard, arrière petit-fils d’immigrante irlandaise, est un jeune artiste peintre québécois, possédant un univers étrange et coloré ainsi qu’un style tout à fait unique.

L’organisation du défilé a également présenté sa mascotte officielle, Bono, un lévrier irlandais âgé de deux ans. Souvent surnommé «le géant doux», il est l’héritier d’une longue histoire qui a mené les représentants de la race dans les arènes mais aussi dans les cours d’Europe au cours des cinq derniers siècles. En dépit de sa grande taille, il est gentil avec les enfants, réservé envers les étrangers et courageux quand le besoin s’en fait sentir.

Vous êtes invités à vous joindre à l'équipe de bénévoles afin de combler les postes suivants:

Soutien artistique
Soutien technique
Soutien promotionnel
Sécurité
Opérations
Superviseur
Secrétaire
Logistique
Coordonnateur
Financement
Commandite
Accueil
Transport

Pour plus de renseignement, communiquez avec l'organisation à:
contact@dspq.org
418 456-VERT (8378)


1 janvier 2010

BILAN DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES SUR LE SITE LEBER-LEMOYNE

Les campagnes de fouilles réalisées sur le site historique et archéologique LeBer-LeMoyne situé dans l’arrondissement Lachine de la ville de Montréal ont dévoilé au fil des ans tout un pan de l’histoire de ce lieu fréquenté depuis des siècles par les Amérindiens. Des fragments de vases décorés, mis au jour l’été dernier, témoignent de deux occupations amérindiennes distinctes. La plus ancienne se situe entre 500 et 1200, et la plus récente, entre 1200 et 1350 de notre ère.

Le site est une halte pour les Amérindiens et les Français qui empruntent un chemin de portage pour franchir les rapides de Lachine. C’est sans doute ce qui incite les marchands Jacques LeBer et Charles LeMoyne à y construire, sur le terrain acquis de l’explorateur Robert Cavelier de LaSalle, une maison et sa dépendance. La fonction de ces solides constructions en pierre a été démontrée par les fouilles archéologiques précédentes et confirmée par les données de 2009. Les fouilles archéologiques de 2009 visaient à mieux comprendre le mode de fonctionnement de cet établissement et la morphologie du paysage.

Tout indique que la maison aurait été bâtie sur une pointe de terre naturelle relativement élevée, dominant le lac Saint-Louis. Les objets mis au jour révèlent quant à eux une activité intense de commerce. Plusieurs monnaies ont été découvertes, dont une frappée sous Louis XIII en 1614. Des épingles, des perles et des ferrets témoignent également d’échanges et de troc. Enfin, les pierres à fusil ainsi que les balles, dont certaines aplaties sous l’impact, pourraient être associées au fameux « Massacre de Lachine », raid iroquois qui aurait fait plusieurs dizaines de victimes chez les colons.

La dernière campagne de fouilles a aussi permis d’en apprendre un peu plus sur le mode de vie des occupants subséquents. À la fin du XVIIe siècle, une ferme est établie sur le site et on a retrouvé des fragments d’objets de terre cuite fine ainsi que des fourchettes associés à ce contexte. La vocation commerciale de la maison et du terrain qui l’entoure se poursuit jusqu’au XXe siècle.




1 janvier 2010

MARIO BÉLAND À LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA

Monsieur Mario Béland, conservateur de l’art ancien au Musée national des beaux-arts du Québec, a été élu par ses pairs à titre de membre de la division sciences humaines de l’Académie des lettres et sciences humaines de la Société royale du Canada. La cérémonie de réception des nouveaux membres s’est déroulée au Musée canadien des civilisations à Gatineau, le 28 novembre dernier.

Considéré comme l’un des grands spécialistes de l’art ancien du Québec, Mario Béland a réalisé des travaux de recherche importants en sculpture et en peinture, des monographies d’artistes – dont Louis Jobin et Eugène Hamel – et des ouvrages de référence ou de synthèse. Il collabore aussi depuis 1987 à la revue Cap-aux-Diamants (80 rubriques et six articles de fonds). Mentionnons enfin son engagement plus récent pour la photographie historique. En effet, il a assuré le commissariat de l’exposition Québec et ses photographes, 1850-1908. La collection Yves Beauregard, présentée dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de Québec.

Par ses diverses et nombreuses expositions (une quarantaine au MNBAQ), publications savantes ou de vulgarisation et conférences, Mario Béland a grandement contribué à la connaissance, à la mise en valeur et à la diffusion d’un volet essentiel de l’art canadien. Les membres du comité de rédaction de la revue Cap-aux-Diamants tiennent à le féliciter pour cette prestigieuse nomination.



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