A Son of Québec
Andrew Roy. A Son of Québec. Shoreline, août 2004, 141 p.


Par : Raymond Deraspe

L’auteur, né à Lévis, y a été baptisé par son père, le révérend Ernest Roy, pasteur de l’église anglicane Holy Trinity de cette ville, aujourd’hui L’Anglicane, salle de spectacles. Depuis près de 200 ans, cette famille Roy est de l’Église anglicane. L’année de ses treize ans, son père devient ministre à Waterville, en Estrie. Après avoir fait des études secondaires à Lennoxville, alors que la Seconde Guerre mondiale se poursuit, il doit appartenir au Corps-école d’officiers canadiens. Par la suite, il travaille dans l’aviation canadienne dans différentes provinces. Il enseigne dans le secteur protestant, en Estrie, d’abord, à Montréal, ensuite, avec résidence à Lachine. Haut fonctionnaire au ministère de l’Éducation du Québec, nouvellement créé, il doit vivre la transition avec le secteur protestant de l’Instruction publique.

Il doit aussi apprendre à vivre à Québec. "Québec City was considered remote and unattractive by most English speaking Protestant new to the area. Those who came and remained were a minority. Old Quebecers of English descent were clannish, self sufficient and for the most part well-off. If one was to associate with this select group, one had to be prepared to give extensively of time and talent to such venerated institutions as the Dowtown Church, the Masonic Order, the Victoria Curling Club, the Imperial Order of the Daughters of the British Empire, the Literary and Historical Society, and if you were a man, the Garrison Club." (p. 100). Commissaire d’école, il voit son territoire de compétence s’agrandir avec l’arrivée de nouvelles structures scolaires. Ses fonctions au ministère l’amènent dans le Grand Nord. Force est de constater l’inadéquation de telle situation : un haut fonctionnaire francophone et catholique qui y a autorité sur une population protestante inuit et anglophone. Pourquoi? Faute de candidat. Voulant favoriser le désir de protestants francophones de s’intégrer dans le secteur protestant, il indispose ses compatriotes. Il demeure maintenant en Alberta avec son épouse estrienne, ayant suivi leurs enfants.

En résumé, une histoire du XXe siècle au Québec, vue par le hublot protestant et anglophone cultivé. De belles et agréables photos de la collection de l’auteur et de celle de Mike Reshitnyk, qui signe une chronique hebdomadaire au Chronicle Telegraph, complètent l’ouvrage

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